San francisco frappe fort pour les chiens et chats

Le conseil municipal de San Francisco vient d’adopter à l’unanimité une résolution tout à fait radicale dans le domaine de la vente des chiens et des chats.
SAN FRANCISCO FRAPPE FORT POUR LES CHIENS ET CHATS
SAN FRANCISCO FRAPPE FORT POUR LES CHIENS ET CHATS
SAN FRANCISCO FRAPPE FORT POUR LES CHIENS ET CHATS

D’un côté le commerce des chiens et des chats, exercé par les animaleries. Les animaux proviennent d’éleveurs bien entendu, mais aussi de ce que les américains appellent les « puppy mills », autrement dit de véritables usines à chiots. Les animaux y connaissent des conditions de vie souvent difficiles où la santé et le bien-être passent à l’arrière-plan au bénéfice du seul profit.

De l’autre côté, des refuges surchargés de chiens et de chats abandonnés, recueillis, soignés, mais ne trouvant que rarement un nouveau foyer. Et dont la qualité de vie, malgré les efforts des bénévoles, ne sont pas non plus des meilleures.

Devant cette incohérence et ce problème moral, la ville a donc décidé d’obliger les animaleries à ne vendre que des chiens et des chats issus de refuges ou d’associations de sauvetage.

Solution radicale certes mais sans doute efficace car elle a déjà été adoptée par d’autres grandes villes des Etats Unis (Chicago, Los Angeles…).

Katy Tang, élue de la ville et à l’origine de ce projet déclare, « le but principal est, avant tout, de stopper les pratiques inhumaines de l'élevage à grande échelle, qui fournissent des animaux aux animaleries et aux commerces en ligne".

Les associations se réjouissent aussi bien entendu. Quant aux clients des animaleries, il sera intéressant d’avoir leur avis. La Mairie a d’ores et déjà annoncé qu’elle prendrait des mesures d’accompagnement. Par exemple les chiens de certaines races décriées, comme les Pitt Bull par exemple, vont être offerts pendant quelques semaines, pour faire découvrir leurs atouts.